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"Toupictionnaire" :
Le dictionnaire de politique


Opéraïsme



Définition de l'opéraïsme


Etymologie : de l'italien operaio, ouvrier, venant du latin operans, ouvrier.

Le terme "opéraïsme" désigne un courant marxiste italien "ouvriériste", qui apparaît en 1961 autour d'une revue de sociologie militante : "Quaderni Rossi" (Les Cahiers Rouges). A la suite d'une scission, Mario Tronti et Toni Negri créent en 1963 une nouvelle revue, "Classe Operaia" (Classe ouvrière) qui est "favorable à une intervention plus directement politique auprès de la classe ouvrière".

L'opéraïsme est établi sur l'idée que le véritable moteur du développement capitaliste est la classe ouvrière, le socialisme étant considéré comme une nouvelle forme de capitalisme. Il prône la conquête de l'Usine et non celle de l'Etat. Le refus du travail, et donc de l'identité d'ouvrier, est considéré comme une autodestruction nécessaire pour lutter contre le capitalisme et parvenir au communisme.

Les militants opéraïstes sont à l’origine de la création, avec des ouvriers de Fiat, des deux principales organisations de l’extrême-gauche italienne : "Lotta Continua" et "Potere Operaio". A partir de 1972, les opéraïstes italiens s'engagent dans l'Autonomie ouvrière (Autonomia Operaia).

En France, Yann Moulier-Boutang anime la revue "Matériaux pour l'intervention" (1972-1973), qui s'inspire directement des thèses opéraïstes et qui sera à l'origine au groupe "Camarades" en 1974.



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