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Pierre Tourev

Forum : Des "Trente Glorieuses" aux inégalités...

(34 messages)

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movingmazes   -   2019-12-19 - 22:59
Qui décide quel travail est à faire? Quel travail est utile et devrait être fait?
Il me semble que la réponse à la question titre
est : Les gens de pouvoir, et/ou les gens qui
ont de l'argent en grande quantité.
Si ces gens se trouvent dans cette position,
c'est probablement parce que le pouvoir, ils
aiment. Et donc il ne faut pas trop attendre
d'eux qu'ils prêchent une attitude favorisant
le bien commun au-delà des discours creux
qu'ils nous tiennent, pendant que, bon, être au
pouvoir, c'est pas de la tarte, hein, alors on
va quand même se payer un peu plus et encore un
peu plus, c'est bien mérité non?
_Non. Enfin... cela mérite d'être discuté.

movingmazes   -   2019-12-19 - 22:53
Remboursons les dettes des états et interdisions leur d'en faire de nouvelles
Remboursons les dettes des états et interdisons
leur d'en faire de nouvelles. Cela permettra
déjà de partir sur des bases saines, celles
qu'on demande aux gens d'essayer de respecter.
Et surtout, de ne pas payer bêtement des
intérêts de dette faramineux parce qu'on veut
tout tout de suite. Dans vos impôts,
connaissez-vous la partie qui ne sert qu'à
payer les intérêts de la dette, (et donc même
pas à commencer de la payer). Cela dépend des
pays, mais la mode est à la désinvolture
coupable et irresponsable face à ce problème.

ness   -   2016-11-03 - 13:48
des richesses expatriées & de la privatisation
Que se soit au niveau local ou international, le pays ne
produit ni assez de ressources nécessaires, ni de quoi
exporter et celà est dû au vol légal que représente la
vente de biens et services publiques.
Des solution pour parer à cette diminution de puissance, il
y en a mais sont elles interessantes pour les gens de
pouvoir ou bien preferent ils donner l' illusion de s'
occuper de celà au travers de nombreuses manipulations
illégales et reforçantes d' inégalités.
Sincerement je me place ici comme simple observateur; je
ne suis digne d' aucune gratification et ne represente
personne d' autre que ce commentaire.
Les solutions serraient donc les monnaies locales, le
brisage de chaine concernant les retraites et les energies,
le réequilibrage de la 5eme constitution / respublica puis
la croissance écologique ainsi que le controle des fonds
publiques comme avec les deux milliards annuels de la
formation continue liés à l' emploi qualifié. On peut aussi
parler de transparences nécessaire au bon déroulement
des affaires.
Si l' esclavage est abolit, il faut bien avouer qu' il reste
opéré à cause du biais de transparence illusoire; le cas du
mouvement woofing et décroissance de pierre rabi en
france est une vraie surexploitation de la pauvreté d'
après de nombreux témoignage, il faudrait sans doute
miser sur l' enrichissement culturel et local plutot que sur
un état aux mains privatrices et opaques.
Ps/ le vies à vies est une garantie supplémentaire à la
monnaie locale inviolable si et seulement si celà est
respecteux du cadre légal à conserver évolutivement
comme unique référent citoyen. ( il peut aussi y avoir de
violentes répressions avec des armées privées/publiques
et celà doit etre conçu parallelement )

Léon 65   -   2016-06-30 - 13:47
Sinistre gloire !
Je suis content que nous soyons d’accord sur l’essentiel, Orticule.
Ce serait bête de nous disputer sur des malentendus...
La dernière guerre (comme toutes les guerres) a bien été une aubaine pour certains. Par exemple elle a permis à un cimentier bien connu de se faire les c...lles en or avec le Mur de l’Atlantique. Cette société peu glorieuse ne sera même pas punie à la Libération... En 45 il fallait reconstruire tout ce que la folie humaine avait cassé, il fallait encore du béton... et puis aussi plein de bras. De son côté, l’industrie chimique s’est recyclée dans les engrais et les pesticides, les industries de l’armement dans la construction de matériel agricole...
Bref, tout le monde en a bien profité des "Trente Glorieuses", plus ou moins certes.

Il n’y a pas encore très longtemps, dans des discussions politiques de bistrot où on se plaignait de la situation... je me souviens avoir parfois entendu cette sinistre absurdité : "Je vous le dis, il nous faudrait une bonne guerre !"
Quelle misère ! Mais comment peut-on en être arrivé à penser ainsi ?
Aujourd’hui cette misère (intellectuelle) s’exprime différemment, et elle avance d’autres "théories" tout aussi sinistres.


Orticule   -   2016-06-30 - 00:26
Espérance de vie
Moi non plus. Mais je crois que nous sommes finalement d'accord sur l'essentiel.
Par ailleurs et parce que ça peut peut être intéresser quelqu'un, même si j'en doute fortement : vous avez refusé une médaille du travail. Eh bien figurez vous qu'il était dans mes attributions de la distribuer. Un soir, après la "cérémonie " le chef d'entreprise m'a expliqué comment il s'est enrichi grâce à la dernière guerre. Jamais je n'ai tant gerbé aussitôt après au bord d'un trottoir. Ce fut ma dernière contribution à ce genre de simagrée sinistre et indigne des travailleurs.

Léon 65   -   2016-06-29 - 21:43
Espèrance de vie
Je ne vois pas bien où vous voulez en venir Orticule.

L'espérance de vie a progressé de façon spectaculaire depuis le milieu du XVIIIe siècle.
En France elle était de 70 ans en 1960, de 82 ans en 2012.
Pour info, elle a régressé en 2015. Allez savoir pourquoi...

L'époque où tout le monde se goinfre (dans les pays dit développés), c'est celle-ci, la nôtre. Pas en 1945 ou 1960 où on respectait encore le pain, la nourriture...

Aujourd'hui sur la planète, 1/3 des aliments produits vont à la poubelle ! C'est une moyenne ! Devinez qui jette le plus... qui sont les porcs ?
En Afrique et en Asie, les pertes et gaspillages alimentaires du producteur au consommateur représentent entre 6 et 11 kg par individu et par an, alors qu’en Europe et Amérique du Nord ils se situent entre 95 et 115 kg.
Avec ce que l’Europe jette chaque année à elle seule, on pourrait nourrir 1 milliard de personnes, soit l’intégralité des personnes qui souffrent de malnutrition dans le monde.

Je disais dans un commentaire précédent qu'en 1960 en France, l’alimentation représentait 35 % des dépenses d’un ménage "français moyen". Et qu'aujourd’hui c’est 20 %.
Ce n'est pas que les Français mangent moins qu'en 1960 , mais tout simplement que la nourriture est moins chère. Ainsi on se goinfre... il n'y avait pas tous ces obèses en 60... et on gaspille comme jamais.
C'est bien ce que je dis, on vit comme des porcs.
Et le pire c'est de penser de même.

( Vivre et penser comme des porcs - Gilles Châtelet)


Orticule   -   2016-06-28 - 22:20
Gloires et lauriers
Réflexion faite, j'ai beau me confiner la tête dans le sable de de mon ignorance crasse, j'arrive pas à piger pourquoi l'espérance de vie a augmenté de dix ans depuis l'époque où tout le monde se goinfrait. A moins que ceci explique cela.

Orticule   -   2016-05-30 - 20:15
Pas sérieux pour les glorieuses...
Ben oui , ça m'arrive. Il n'y a rien de plus ch... que la gloire et les lauriers. Sauf si on en fait de la soupe.

Léon 65   -   2016-05-30 - 12:03
Même pas pour la gloire , surtout pas pour les lauriers ...
Si la grande tante d’Orticule écrivait des pièces de théâtre, elle devait avoir de bonnes raisons de le faire.
D’après ce qu’on sait, ce n’était pas pour faire bouillir la marmite... Pourquoi le faisait-elle ?
Était-elle contrainte de le faire ? Si tel était le cas, nous pourrions alors dire que sa tante travaillait, et peut-être aussi qu’elle était exploitée...
Ou alors écrivait-elle ces pièces de son plein gré, seulement par plaisir, parce qu’elle aimait le théâtre, ou bien l’écriture, comme moi ? Dans ce cas, nous pourrions dire qu’elle s’amusait.
Mais reconnaissons-lui aussi le droit de travailler pour la Gloire et les lauriers.
Quoi qu’il en soit c’était son problème ! On ne discute pas des goûts et des couleurs !
Moi par exemple, la Gloire ce n’est pas mon truc, je n’ai jamais bossé pour ça. Et j’ai donc refusé la médaille d’or du travail.

Bref, je ne vois toutefois pas le rapport entre la pauvreté de cette dame, mes certitudes et ma condescendance.

Ceci dit, bien sûr qu’il y avait des pauvres en 60 ! Et des mal logés aussi ! Comme aujourd’hui il y avait de tout, des riches, des pauvres, des petits et des gros, des bourgeois évidemment, seulement pas dans les mêmes proportions.

Vous souvenez-vous de la crise du logement en France dans les années 50-60 ? Et de tous ces bidonvilles... disparus, rasés dans les années 70 ? Aujourd’hui il y en a d’autres.

Et pourtant, cette crise du logement n’avait rien à voir avec celle d’aujourd’hui. C’était après la guerre, il fallait reconstruire tout ce que la folie des hommes avait démoli. Aujourd’hui cette folie se manifeste de bien d’autres façons... On ne manque pas de logements vacants, de résidences secondaires, d’appartements en bord de mer, vides les 3/4 de l’année... mais ça ne nous empêche pas de laisser des gens dehors, même en hiver, et même des français... bref, des gens qui n’ont pas eu de chance.

Je comprends aussi que ce genre de vérités (ou de réalités), lorsqu’on se les ramasse en pleine figure, ne fasse pas trop plaisir.
Parce que c’est le genre de réalités qui dérangent, sur lesquelles on préfère détourner le regard, et plonger la tête dans le sable. Tout simplement dans le but de se protéger personnellement. Hélas, je ne pense pas que le déni de réalité aille dans le sens de l’intérêt commun.


Orticule   -   2016-05-28 - 23:54
En dessous...?.
Ma grande tante écrivait des pièces de théâtre >qui se jouaient dans le cinéma Rex au coin de la rue Principale, aujourd'hui disparu, rasé.
Ses émoluments consistaient dans des couronnes de lauriers qu'elle pendait dans sa cuisine.
Pour faire de la soupe ! Elle n'avait pas vos certitudes... mais elle était pauvre. En 60.
En dessous de la classe médiane moyenne, elle >même divisée, assez loin de votre condescendance.



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